lundi 20 novembre 2017

Maman a tort

de Michel Bussi,
paru en 2015, aux éditions des Presses de la Cité
Résumé : Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant...
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil. Le compte à rebours a commencé.
Qui est vraiment Malone ?

"Les vrais trésors ne sont pas ceux qu'on cherche toute sa vie, ils sont cachés près de nous depuis toujours. Si on les plante un jour, si on les cultive et on les arrose tous les soirs, en oubliant même pourquoi à la fin, ils fleuriront un beau matin alors qu'on ne les espérait plus."

Mon avis :  Michel Bussi signe ici un très bon polar dont l'intrigue, bien ficelée, vous tient en haleine jusqu'aux dernières lignes. Les personnages sont à première vue soit attachants, soit antipathiques, les "gentils" d'un côté et les "méchants" de l'autre, mais en y regardant de plus près, les rôles ne sont pas si bien définis... J'ai apprécié la lecture fluide de ces évènements qui s'enchaînent jusqu'au dénouement inattendu.

mardi 14 novembre 2017

Désolée, je suis attendue

d'Agnès Martin-Lugand,
paru en 2016, aux éditions Michel Lafon
Résumé : Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d’affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l’adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s’inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu’on lui adresse, elle a simplement l’impression d’avoir fait un autre choix, animée d’une volonté farouche de réussir.
Mais le monde qu’elle s’est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé.

"Lorsque je trouvais le sommeil, ce n’était jamais pour plus de quatre petites heures. Ça me suffisait amplement, la fatigue n’avait aucune prise sur moi, j’étais maîtresse de mon corps. L’adrénaline du défi coulait dans mes veines, c’était mieux, plus fort, plus puissant que la drogue ou le sexe"

Mon avis : Ce roman d'Agnès Martin-Lugand est agréable à lire, mais n'est pas son meilleur. On est pris dans l'histoire, on souhaite savoir ce que va faire Yaël pour s'en sortir mais très tôt dans le récit, on se doute de ce qui va arriver... Le personnage principal est pour le moins antipathique ce qui peut dérouter par moment. L'écriture est fluide, les personnage secondaires sont attachants, l'intrigue est simple mais sans grande surprise. Pour finir, on retrouve les personnages d'Entre mes mains le bonheur se faufile mais ils occupent un rôle tellement minime que je n'y avais même pas prêté attention...

"Il n’y a rien de pire qu’un feignant qui se met au boulot ! C’est bien pour ça que je n’ai jamais essayé ! Je serais trop bon ! "

jeudi 2 novembre 2017

Frnck

de Brice Cossu et Olivier Bocquet
série en cours depuis 2017, parue aux éditions Dupuis

Résumé : Quand un orphelin de 13 ans part à la recherche de ses parents et se retrouve en pleine préhistoire, forcément, il doit tout faire : inventer le feu, le savon, les voyelles et tenter de survivre parmi des bestioles monstrueuses et des brutes épaisses...

"Frnck", c'est de la grande aventure humoristique avec une vraie réflexion sur la modernité et l'humanité.
Mon avis : Cette série de BD est rafraîchissante, on suit les aventures de Franck, jeune orphelin qui, pour retrouver ses origines, atterri à l'époque préhistorique ! La confrontation avec une autre époque est très drôle et riche en rebondissements. Ces albums sont très vite lus et on a hâte de connaître la suite !

samedi 28 octobre 2017

Une soeur

de Bastien Vivès,
one-shot paru en 2017, aux éditions Casterman
Résumé : Antoine, 13 ans, est en vacances en famille dans une maison en bord de mer. Il dessine, chasse le crabe avec son petit frère ,Titi, savoure un été sans histoire, jusqu'à ce que débarque Hélène, 16 ans, qui vient passer quelques jours avec sa mère...
Entre les deux adolescents va bientôt se nouer un attachement singulier.

Mon avis : Dans ce roman graphique de Bastien Vivès, Antoine rencontre Hélène pendant ses vacances. Les deux adolescents se lient d'amitié et vont ensemble braver les interdits. L'album est très touchant, les illustrations sont en noir et blanc et vont directement à l'essentiel ce qui accentue le côté poétique de l'histoire.


Desperados housewives

de Sybille Titeux et Amazing Améziane
paru en 2016, aux éditions Jungle
Résumé : L'histoire se passe au Mexique en 1911 en fin de dictature de Porfirio Diaz, dans le petit village de Tetecala dans la région de Morelos, non loin de Mexico. Cette famille vit dans une dynamique traditionnelle : les hommes sont machos et les femmes s'attèlent aux tâches ménagères ainsi qu'à l'éducation des enfants... mais plus pour très longtemps. Portées par le vent nouveau de révolution qui approche, les trois sœurs Delfina, Pandora et Maria prennent les choses en main et décident de remplacer leurs maris lors de braquages de banques. Avides de sensations fortes, elles manieront l'art du déguisement, apprendront à tirer, et trouveront grâce à leurs voisines alibis et cachettes. Les hommes de la famille ont bien du souci à se faire !
Mon avis : Ce one-shot très drôle, féministe, ridiculise ces trois ivrognes braqueurs de banques, qui dilapident leur butin avant de rentrer chez eux et laissent leur femme s'occuper du foyer. Les trois femmes en question décident de passer à l'action et tournent ainsi en dérision leur mari qui ne se rendent même pas compte de ce qui se passe sous leurs yeux.
Le dessin colle parfaitement à cette thématique de bandits mexicains. Un vrai plaisir de lecture !
 


Le bonheur est un déchet toxique

de Manu Causse,
paru en 2017, aux éditions Thierry Magnier
Résumé : Nathanaël a toujours vécu seul avec son père, croyant sa mère morte. Il a accompagné son père durant sa longue maladie, tissant des liens indéfectibles. Mais au décès de celui-ci, il apprend que non seulement sa mère n’est pas morte mais qu’elle réclame sa garde. Au lieu de vivre avec sa tante et ses cousins à Lyon, le voici propulsé à la campagne avec une mère vegan et ardente militante écologiste. L’atterrissage est compliqué…

"L'amour ça ne meurt jamais, Nathan. C'est le secret de l'univers. Ça vibre depuis toujours et pour toujours."

Mon avis : Je suis partagée sur ce roman. D'un côté, Manu Causse signe un superbe roman sur le deuil d'un parent lorsque l'on est adolescent. Nathan perd son père qu'il a accompagné jusqu'au bout comme il a pu. C'est un jeune homme très attachant qui doit s'adapter à un nouvel environnement très déstabilisant. On vit avec lui son deuil, sa colère, ses questionnements, sa solitude mais aussi sa reconstruction. C'est vraiment la partie qui m'a la plus touchée dans ce roman.
D'un autre côté, on a à faire à une autre histoire celle du  militantisme écologique. C'est un autre sujet qui se superpose à celui du deuil et du changement de vie de Nathan, et qui a même tendance à l'effacer. On y retrouve toutes les questions liées à l'aéroport de Notre-Dame des Landes et au barrage de Sivens. La fin du livre m'a laissé perplexe...

lundi 9 octobre 2017

Nos coeurs en désaccord


de Krystal Sutherland,
paru en 2017, aux éditions Pocket Jeunesse

Résumé : À mi-chemin entre John Green et Rainbow Rowell, l’histoire réaliste d’un premier amour doux-amer.
Henry Page rêve du grand amour. Jusqu’au jour où il rencontre Grace, qui marche avec une canne et porte des vêtements de garçon trois fois trop grands pour elle. Henry tombe sous le charme de cette drôle de fille. Il a vite fait de comprendre que quelque chose en elle est cassé. Il ne demande qu’à l’aider. Mais Grace a un lourd passé…

"L'amour n'a pas besoin de durer toute une vie pour exister. Tu ne peux pas juger de la qualité d'un amour par sa durée. Tout meurt, l'amour aussi. Parfois, il meurt avec la personne, parfois il meurt tout seul. La plus belle histoire d'amour du monde, ce n'est pas forcément deux personnes qui passent toute leur vie ensemble. Ça peut être un amour de deux semaines, deux mois, deux ans, mais dont la flamme était plus brillante, plus chaude que n'importe quel autre amour, avant ou après. Ne pleure pas un amour raté : ça n'existe pas."

Mon avis : Ce roman est une belle découverte. Pour une fois le narrateur est un garçon et l'on assiste impuissant à la naissance de ses sentiments qui le mènent droit dans le mur. Cette histoire va à contre-courant des habituelles histoires d'amour des adolescents. Là on souffre vraiment avec Henry et on déteste (parfois) Grace... Les deux personnages sont loin des stéréotypes des ado beaux et parfaits, ce qui donne encore plus de charme à cette belle et terrible histoire. Ce roman est bien écrit, le texte est puissant, déconcertant, et surtout la fin est totalement inattendue !